Depuis 2020, un vent nouveau souffle sur le territoire intercommunal : celui du projet activités physiques et bien-être. Porté par l’OCAS de Bain-de-Bretagne, le projet "Bien bouger pour mieux vivre" place l’activité physique au cœur de la prévention, du bien-être et de l’inclusion sociale. Un pari audacieux, désormais étayé par une évaluation rigoureuse menée sur plus de 240 bénéficiaires.
Un diagnostic participatif à l’origine du projet (cliquez pour ouvrir)
Tout est parti d’un constat simple : la sédentarité gagne du terrain, y compris dans les zones rurales. L’OCAS, en partenariat avec des professionnels du sport, de santé, du social, du médico-social, des élus et habitants, a coconstruit une réponse adaptée à cette problématique. Ainsi est né le projet APBE – Activités Physiques et Bien-Être – avec pour objectif de proposer un accompagnement individualisé, des activités collectives adaptées et un meilleur maillage territorial.
Une méthode scientifique pour mesurer les effets
Entre novembre 2023 et mars 2024, l’OCAS a lancé une vaste évaluation des impacts du programme. En utilisant des outils reconnus – comme le questionnaire de motivation BREQ-2, l’échelle d’estime de soi de Rosenberg ou encore le CAPAS-Q sur la sédentarité – l’étude a analysé les bénéfices sur six groupes : enfants, collégiens, personnes en situation de handicap, adultes en suivi sport-santé, pratiquants d’activités de la forme et seniors.
Les résultats sont éloquents : les personnes les plus motivées par l’activité physique sont globalement celles qui déclarent une meilleure estime de soi et une perception plus positive de leur santé. En parallèle, la pratique d’une activité en club est corrélée à un niveau d’activité physique plus élevé.
Des retombées concrètes sur le territoire
Le projet a d’ores et déjà permis d’inscrire le sport-santé dans les politiques publiques locales. Le Conseil Départemental d’Ille-et-Vilaine a créé une ligne budgétaire dédiée, et l’intercommunalité Bretagne Porte de Loire a signé une convention pluriannuelle d’objectifs avec l’OCAS. Dans les écoles, des enseignants intègrent désormais l’activité physique dans leur pédagogie quotidienne, tandis que des actions ciblées voient le jour dans les foyers, les ESAT ou encore les collèges.
Une dynamique à pérenniser
L’étude ne s’arrête pas là. Une deuxième phase est en cours pour affiner les résultats à plus long terme. L’objectif ? Mieux comprendre comment les activités influencent durablement les habitudes de vie, et comment renforcer encore le pouvoir transformateur du sport sur la santé globale.
« Plus les bénéficiaires pratiquent une activité en ayant identifié les bénéfices sur leur santé, plus cette pratique s’ancre dans leur quotidien », rappellent les auteurs du rapport.
Avec ce projet, l’OCAS confirme qu’un territoire rural peut devenir un laboratoire d’innovation sociale. Et prouve que bien bouger, c’est aussi mieux vivre — ensemble.
